Le plan d’origine de ces maisons est cloisonné. Petites pièces, murs nombreux, une cuisine qui fait rarement plus de 8 à 10 m² et qui donne souvent sur une arrière-cour ou une buanderie. La demande, aujourd’hui, est toujours la même : ouvrir sur le séjour et récupérer une pièce à vivre unique.
Sauf que dans une maison mitoyenne, les murs ne se traitent pas comme dans un pavillon isolé. Les refends intérieurs participent souvent à la reprise des planchers, et le mur qui vous sépare du voisin n’est jamais un candidat à la démolition. Une ouverture mal évaluée, c’est un poste linteau, un étaiement, parfois une étude, et un budget qui bouge de plusieurs milliers d’euros. Mieux vaut le savoir avant l’acompte.
Deuxième réalité : les réseaux. Beaucoup de ces maisons ont été rénovées par vagues successives, avec l’électricité refaite à moitié, un chauffe-eau déplacé, une chaudière installée dans la cuisine parce qu’il n’y avait pas d’autre endroit. Sur les photos, une cuisine paraît nette. Derrière les meubles, on trouve trois générations d’installation superposées. Un projet de cuisine dans ce contexte n’est pas un projet de meubles : c’est un projet de pièce, avec un ordre d’intervention à respecter.
Troisième point, souvent oublié : les sols et les niveaux. Rez-de-chaussée sur cave ou sur terre-plein selon les cas, revêtements empilés, seuils entre pièces. Dès qu’on ouvre, ces différences deviennent visibles et coûtent un ragréage. Ça se prévoit très bien en amont et se règle très mal en cours de pose.